mardi 28 juin 2011

Vila-Matas / La nostalgie de l'oeuvre irrealisee

"Jusqu'au jour où j'ai commencé à éprouver la nostalgie de l'oeuvre irréalisée. Alors tout devint terriblement compliqué. (...)"

Préface d'Enrique Vila-Matas pour "Artistes sans oeuvres" de Jean Yves Jouannais / Verticales/Phase deux / Ed Hazan 1997, Ed Gallimard 2009 / p16

jeudi 16 juin 2011

Developper avant de jeter...

"Je pense que c'est un rédacteur de CI qui écrivait en substance, sur le ton moqueur qui était le sien : "Rappelons que les appareils jetables doivent être développés avant d'être jetés". ..."

mardi 7 juin 2011

Proust / rendre visible l'image latente de sa vie

Le photographe Brassaï, un des premiers à avoir étudié l’emprise photographique proustienne, résume parfaitement la situation : « À la lumière de la photographie un nouveau Proust m’est apparu, une sorte de photographe mental, considérant son propre corps comme une plaque ultrasensible, qui sut capter et emmagasiner dans sa jeunesse des milliers d’impressions et qui, parti à la recherche du temps perdu, consacra tout son temps à les développer et à les fixer, rendant ainsi visible l’image latente de toute sa vie, dans cette photographie gigantesque que constitue À la recherche du temps perdu » (Brassaï, p. 20). C’est indéniable : non seulement Proust est sous l’emprise de la photographie, mais il l’est triplement. De la vie à l’œuvre, et de l’œuvre au style qui se fait vision. Biographiquement, narrativement, esthétiquement. La dynamique du regard photographique, fil rouge du xixe siècle, est en plus le fil d’Ariane de la Recherche — si l’on sait comment la développer.

Thomas Carrier-Lafleur, «Imaginaire médiatique et dynamique du regard dans l’œuvre proustienne», @nalyses [En ligne], Articles courants, XXe siècle, mis à jour le : 01/06/2011

lundi 18 avril 2011

Muriel Berthou Crestey / tout voir et tout montrer

"(...) Il faut tout voir et tout montrer, au risque de créer des «habitus perceptifs» qui ne permettent plus de distinguer l’image saillante du réel. Là où la camera obscura dissimulait le processus de révélation de l’image, l’écran numérique permet au contraire la prévisualisation de l’image latente. Le système de la «boîte noire» littérale est devenu le médium de la surinformation visuelle. (...)"

De la transparence à la «disparence» : le paradigme photographique contemporain / Muriel Berthou Crestey / avril 2011 / Revue Appareil - n° 7 - 2011

samedi 16 avril 2011

Louise Merzeau / Les ages successifs de l’image ne s’effacent pas

"(...) En argentique, l’opérateur est un aveugle : d’un bout à l’autre du processus, il a à faire à une image absente – latente, négative ou perdue –, parce que la lumière qui rend possible cette image est aussi ce qui la détruit. (...)"

Louise Merzeau / «Les âges successifs de l’image ne s’effacent pas»

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Ex journaliste, informaticien, Ecolo, photographe, belge, bedonnant, grisonnant, polyglotte, passant quotidiennement trop heures derrière mon volant. Vous en voulez encore? Parlons plutôt photographie!